jeudi 14 juin 2012

"De l'inconvénient d'être né" de Cioran (Folio Essais)

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"De l'inconvénient d'être né"
Cioran
(Folio Essais)


Présentation de l'Amazon.fr :
L'amerture vient toujours après l'espoir. Les plus profondes tristesses n'adviennent qu'aux idéalistes déçus. Aussi, conformément à la tradition des sages anciens, Cioran pratique la désillusion. Dans ce recueil, chaque aphorisme est destiné à mettre à mort le désir quand il nous porte à vouloir l'impossible. L'écriture est ici tranchante. La vérité, à chaque phrase, paraît tomber comme un couperet. Déconseillé à tous ceux qui ne savent pas garder la tête sur leurs épaules, cet ouvrage peut être une découverte décisive pour quiconque a le goût du paradoxe et de l'autodérision. Il faut donc lire Cioran pour se fortifier, pour se délivrer de cette complaisance qui porte à se délecter dans la plainte quand rien ne va comme on le souhaite.
Cioran, d'origine roumaine, partage avec son compatriote Ionesco ce sens du non-sens qui lui a permis de goûter la vie sans arrière-pensée, et de mener jusqu'à la fin, malgré une reconnaissance tardive, l'existence insouciante et légère d'un homme sans convictions, n'ayant jamais été déçu pour n'avoir rien attendu. - Paul Klein

Présentation Wikipédia :
"De l'inconvénient d'être né" est un ouvrage publié en 1973 par le philosophe roumain Emil Cioran, qui, sous forme d'aphorismes fragmentés, livre d'effroyables vérités concernant l'absurdité de la condition humaine.
L'ouvrage porte sur ce qui serait si l'on était resté à l'état de non-être. Sa première maxime est une mise en relief du temps et de la vie "trois heures du matin. Je perçois cette seconde, et puis cette autre, je fais le bilan de chaque minute. Pourquoi tout cela ? Parce que je suis né. C'est un type spécial de veilles que dérive la mise en cause de la naissance". Cioran pratique la désillusion et cultive dans cet ouvrage un goût du paradoxe et de l'autodérision. Sa pensée se fonde sur l'ironie et l'anéantissement des idées de progrès et de bonheur. Les plaintes de cet ouvrage bien que vaines, nous donnent une vision assez juste de la nature humaine, sur ce qui serait si on n'était pas. Ainsi selon Cioran, nous ne courrons pas vers la mort, nous fuyons la catastrophe de la naissance. Nous nous démenons, rescapés qui essayons de l'oublier. La peur de la mort n'est que la projection dans l'avenir d'une peur qui remonte à nos premiers instants. Le paradis serait alors un état prénatal sans incarnation.

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