jeudi 7 octobre 2010

CLIN D'OEIL

---
Dimanche 31 octobre 2010
---
"Trick or Treat"
---
HAPPY HALLOWEEN !
---

CLIN D'OEIL

---
"Une feuille est entrée en virevoltant par la fenêtre ce matin, comme portée par les rayons du soleil, un oiseau s'est posé sur l'escalier de secours, joie de faire le café, la joie m'accompagnait alors que je marchais...
Anaïs Nin
---

RENCONTRE LITTERAIRE OCTOBRE 2010

---
PROCHAINE RENCONTRE LITTERAIRE
---
"LES ECRIVAINS VOYAGEURS"
---
MERCREDI 27 OCTOBRE 2010
---
16h30
---
Musée National de la Marine
1, Place de la Galissonnière
Rochefort Sur Mer
---

CLIN D'OEIL

Il possédait l'antidote
contre le redoutable venin
de la vieillesse.
Il savait lire.
Luis Sepulveda
---

PHILIPPE DEBLAISE - CONFERENCE "LA NAISSANCE DU LIVRE" - Mercredi 8 décembre 2010

---
HORS SERIE N° 2
---
Philippe DEBLAISE
---
Né en 1956, Philippe Deblaise est écrivain et libraire à Saintes, spécialiste des livres anciens et de littérature équestre ancienne.
Passionné par le XVIème siècle, il viendra nous parler de
---
"La Naissance du Livre"
---
Mercredi 8 décembre 2010
---
16h30
---
(lieu à préciser ultérieurement)
---
Philippe Deblaise a déjà publié :
  • De Rusius à La Broue (Philippica - 2002)
  • Gaspard des chevaux (du Rocher - 2004 - Prix Pégase 2005)
  • Monsieur Genson (Favre Caracole - 2005)
  • Les Chevaux de Venafro (du Rocher - 2006)
  • Nouvelles d'un livre (Actes Sud - 2007 - Prix du Printemps des Lecteurs - 2009)
  • 5 Rue Charlemagne (Philippica - 2008)
  • Le Manuscrit de Pignatelli (du Rocher - 2009 - Prix de l'Académie de Saintonge 2009)
  • Au sommet des grands pins (Le Croît Vif - 2009 - Prix de la Ville de Royan 2009)

---

mercredi 6 octobre 2010

CLIN D'OEIL

---
Mes livres ne sont pas des livres
mais des feuilles détachées et tombées
presque au hasard sur la route de ma vie.
Chateaubriand
---

L'INSOMNIE DES ETOILES, de Marc Dugain (Gallimard)

---
Marc Dugain : Fils de coopérants en Afrique, Marc Dugain est né au Sénégal en 1957. Après ses études de Sciences politiques et de finance, il devient expert-comptable puis patron d'une compagnie d'aviation. A 35 ans, il écrit son premier roman, La chambre des officiers (1998), primé dix-huit fois (Prix Nimier, Prix des Libraires, Prix des Deux-Magots...). Il a publié aux Editions Gallimard Heureux comme Dieu en France, La malédiction d'Edgar, Une exécution ordinaire. (cf éditeur)
---
L'histoire : Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital.
---
Mon avis : Cette année, nous devrions créer le Prix de l'auteur le plus écorché ! Entre la Seconde Guerre Mondiale, la mort, le suicide, il ne nous reste plus qu'à trouver la corde ! Pour ma part, ce fut peut-être le livre de trop... Epuisée, sans doute, par tous ces thèmes morbides, je n'ai pas cédé à cette histoire d'amour cousue de fil blanc sur fond de Seconde Guerre Mondiale et ses atrocités.
Moka
---

PARLE-LEUR DE BATAILLES, DE ROIS et D'ELEPHANTS, de Mathias Enard (Actes Sud)

---
Mathias Enard : Né en 1972 à Niort, Mathias Enard a étudié le persan et l'arabe à l'Institut des Langues Orientales. Il a ensuite passé un doctorat au CNRS dans la section monde iranien, et effectué de longs séjours d'études au Moyen-Orient (Iran, Liban, Egypte...).
Après cette carrière, il se consacre entièrement à l'écriture. Il a d'abord été publié en Espagne, où il vit depuis 2000. Son premier roman, La perfection du tir, paraît en 2003, chez Actes Sud, et reçoit deux récompenses : le Prix des Cinq Continents de la Francophonie et le Prix Edmée de la Rochefoucauld.
Il a ensuite publié un autre roman chez Actes Sud, Remonter l'Orénoque, en 2005, puis Bréviaires des artificiers, chez Verticales en 2007.
Mathias Enard anime plusieurs revues culturelles, et participe notamment au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris.
Pensionnaire de la Villa Médicis en 2005 - 2006, il enseigne aujourd'hui l'arabe à l'Université de Barcelone.
Dans le cadre de la Rentrée Littéraire 2008, il publie un nouveau roman, Zone, pour lequel il reçoit le Prix Décembre et le Prix du Livre Inter 2009.
Son roman, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (Actes Sud, 2010), est retenu dans la première sélection du Prix Goncourt. (cf livres.fluctuat.net)
---
L'histoire : En 1506, Michelangelo Buonarroti, lassé des promesses de paiement non honorées du Pape Jules II, accepte l'invitation du Sultan Bayezid et quitte Rome pour Constantinople où il est chargé de projeter, dessiner et débuter le chantier d'un pont entre Constantinople et Péra, faubourg septentrional.
---
Mon avis : A-t-on le droit de ne pas aimer un livre pour lequel, unanimement, lecteurs professionnels ou non sont dithyrambiques et saluent le talent poétique de l'auteur ?
Ce livre, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, au titre magnifique, mots empruntés à Kipling, réunit tous les ingrédients pour une très belle oeuvre : l'originalité du sujet, l'Histoire (nous sommes en 1506), Rome, Constantinople, la mégalomanie des puissants, papes, sultans, vizirs, Michel Ange, Léonard de Vinci, Bramante, Raphaël, des personnages secondaires entre sensualité et cruauté, des lieux grandioses, l'exotisme, les étoffes, les épices, les parfums, construit comme un conte, voire un poème, une très belle écriture...
Mais voilà... l'émotion n'est pas passée par moi... Je n'ai pas vibré... Le texte est froid, comme si l'auteur s'était imposé de ne laisser transparaître aucun de ses sentiments, ni par les mots, ni par les images, ni par l'histoire... C'est une énorme frustration... qui ne semble toucher que moi car je n'ai trouvé aucune (vraiment aucune !) critique négative de cet ouvrage.

Moka

---

LA MEMOIRE ASSASSINE, de Simone Van der Vlugt (Presses de la Cité

---
Ce qu'il faut savoir en premier lieu, c'est que l'éditeur présente ce livre comme un "thriller". Les amateurs purs et durs du genre risquent d'être très déçus...
---
Simone Van der Vlugt : Professeur de néerlandais et de français, Simone Van der Vlugt vit de sa plume depuis plusieurs années. Elle s'est fait un nom en Littérature Jeunesse avant de s'attaquer à l'univers du thriller. Best-seller international, La mémoire assassine est son premier roman traduit en français.
---
L'histoire : Sabine, jeune femme de 23 ans, travaille depuis la fin de ses études comme secrétaire dans une grande banque internationale à Amsterdam. Malheureusement, depuis un an, elle est en arrêt maladie pour une grave dépression et s'apprête à reprendre son poste à la banque en mi-temps thérapeutique. Quelques jours avant de retrouver son bureau, elle lit dans un journal un petit article : une invitation à une réunion des anciens élèves de son collège, au Helder, la petite ville côtière de son enfance.
Les années collège, autant dire la préhistoire... Alors qu'elles n'avaient que 14 ans, un 8 mai, Isabel, l'amie d'enfance de Sabine, a disparu. Depuis, Sabine n'a plus aucun souvenir de cette triste journée... Qu'est-il arrivé à Isabel ? Où est-elle aujourd'hui ?
---
Mon avis : Une originalité : l'auteur utilise deux styles différents dans sa narration.
  • Un style accablant de superficialité lorsqu'elle raconte le présent de son héroïne. C'est surprenant, parfois même agaçant, mais ce jeu de style exprime d'autant mieux la banalité et l'inconsistance de la vie de Sabine.
  • Puis, le style s'anime, à mesure que la mémoire de Sabine revient. Le texte gagne en profondeur et bouleverse de justesse lorsque l'héroïne évoque son adolescence et l'adolescence en général.

Ce livre décrit avec beaucoup de pudeur, mais aussi une exactitude implacable, le long cheminement de cette maladie-dont-il-ne-faut-pas-dire-le-nom, la dépression, et qu'il est de bon ton d'appeler un "burn-out", ses manifestations, ses conséquences (l'alcoolisme par exemple), ses implications, les souffrances terribles qu'elle inflige, les préjugés, le regard impitoyable des autres..., jusqu'à la nécessité de trouver l'élément déclencheur, la volonté de braver sa peur et de faire face aux événements refoulés, la force d'admettre les faits..., pour enfin entamer une reconstruction.

Simone Van der Vlugt a été professeur et auteur de livres "jeunesse", et cela transpire dans son texte. Sa façon de dépeindre avec une telle exactitude l'enfance et l'adolescence qui façonnent les adultes que nous sommes tous aujourd'hui donne des frissons.

Ce livre se lit d'une traite. C'est un très agréable moment de lecture qu'il me semble bon de s'accorder...

Moka

---

L'INDESIRABLE, de Sarah Waters (Denoël)

---
Sarah Waters : Sarah Waters est née en 1966 à Neyland, dans le Pays de Galles, puis s'installe à Londres. Elle obtient une thèse en Littérature Anglaise, puis devient libraire et enseignante. Son premier roman, Tipping the Velvet (Caresser le velours) sorti en 1998, évoque le sexe féminin (velours en argot) à l'époque victorienne. Il emporte un tel succès qu'il est adapté à la télévision. Son troisième roman, Fingersmith (Du bout des doigts), est également adapté à la BBC. Sarah Waters a été élue "auteur de l'année" par le Sunday Times en 2003 et reçoit le Prix des Libraires et le British Book Awards (Auteur de l'année 2002). Dans The Night Watch, publié en 2006, elle évoque des personnages londoniens homosexuels dans les années 40.
---
L'histoire : C'est la fin de la Première Guerre Mondiale. Une fête est donnée dans le village de Lidcote, dans le fin fond de Warwickhire. Les réceptions les plus importantes du village sont toujours données au Manoir de Hundreds Hall, chez les Ayres, une famille fortunée. Le manoir impressionne énormément un petit garçon. Sa mère étant une amie d'une des domestiques, il aura le droit de pénétrer dans le lieu de ses rêves. Il gardera à jamais dans sa mémoire les images de ce luxe inaccessible.
Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le petit garçon est devenu le Docteur Faraday. Il s'est installé dans le village de son enfance. Un jour, il est appelé au manoir de Hundreds Hall. Emu, il découvre alors un lieu délabré, un parc en total abandon, une bâtisse couverte de végétation, des pierres qui s'écroulent ; à l'intérieur du manoir, des pièces condamnées, et dans les autres, des tapisseries qui partent en lambeaux...
Le Docteur Faraday est ensuite conduit au chevet d'une domestique, l'unique domestique, une gamine d'environ 13 ans, complètement terrifiée, terrorisée par... le manoir en lui-même.
Que vont vivre cette famille totalement désargentée mais toujours aussi fière, et ce médecin parvenu qui sera toujours fils de pauvre ? Intrigue victorienne dans l'Angleterre de 1947... Clins d'oeil à Daphné du Maurier, aux soeurs Brontë et à Edgar Allan Poe...
---
Mon avis : Ce roman mêle avec maîtrise et habileté : romantisme, chronique sociale de l'Angleterre de la fin des années 1940 prise entre l'influence encore très importante de l'aire victorienne et entre la modernité naissance, et regard sur les premiers pas de la psychiatrie autour des traumatismes de la guerre.
A travers cette histoire passionnante et haletante jusqu'aux derniers mots, on ne peut s'empêcher de retrouver l'ambiance des romans d'Henry James (avec le personnage de Roderick), d'Edgar Allan Poe et de Daphné du Maurier.
Un livre remarquablement intelligent et diabolique...
---
A lire également l'article qui est consacré à Sarah Waters dans "Le Magazine Littéraire septembre 2010".
Moka
---

UNE FORME DE VIE, d'Amélie Nothomb (Albin Michel)

---
Amélie Nothomb : Née le 13 août 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb publie son premier roman, Hygiène de l'assassin, en 1992, unanimement salué par la critique et le public. Depuis, elle a publié dix-neuf romans (sur soixante-neuf écrits), dont Stupeur et tremblements (Grand Prix du Roman de l'Académie Française 1999) ou encore Ni d'Eve ni d'Adam (Prix de Flore 2007). (magazine Lire septembre 2010)
---
L'histoire : Il s'agit d'une correspondance imaginaire, de décembre 2008 à mars 2010, entre l'écrivain Amélie Nothomb et Melvin Mapple, un soldat de l'armée américaine stationné à Bagdad en Irak. Un peu méprisante à l'égard de ce soldat à la réception de son premier courrier, l'écrivain Amélie Nothomb va petit à petit se laisser prendre au jeu de cette relation épistolaire atypique. D'abord avec humour et légèreté, non sans une pointe d'orgueil d'être si populaire par-delà l'Atlantique. Puis avec émotion et affection pour le soldat Mapple.
---
Mon avis : Dans ce dernier roman, Amélie Nothomb semble avoir un besoin quasi vital d'un moment d'intimité et de vérité avec ses lecteurs, fidèles ou non. Elle nous offre une réflexion intelligente et personnelle sur ses thèmes récurrents.
  • D'une part, sa relation conflictuelle avec la nourriture et l'apparence du corps. Son sentiment contradictoire envers les obèses : entre aversion pour la difformité de leur corps et ce qu'elle représente à ses yeux (gras, graisse, excès...) et son admiration pour leur courage et leur force (notamment face aux regards et aux moqueries des autres)...
  • Et d'autre part, sa relation, à la fois simple et compliquée, avec "l'autre". La solitude. Ce qu'elle attend, ce qu'elle espère d'une relation quelle qu'elle soit. Pourquoi elle aime les relations d'encre et de papier, l'art de la correspondance. Il y a d'ailleurs, sur ce thème de la relation avec "l'autre", plusieurs pages extraordinaires...

Et ces deux questions, en toile de fond :

  • Quel est le rôle de l'écrivain sur la vie des lecteurs ?
  • Où est la frontière ?

Humour. Originalité. Simplicité. Intimité. Pudeur. Profondeur. Voilà ce que j'ai aimé dans Une forme de vie.

A lire également l'excellent article dans le magazine Lire septembre 2010.

N.B. : Je ne vous dirai pas où se cache le mot pneu. Mais nous avons de la chance, il y en a plusieurs...

Moka

---

CLIN D'OEIL

---
Lire, c'est boire et manger.
L'esprit qui ne lit pas maigrit
comme le corps qui ne mange pas.
Victor Hugo
---

RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2010 - Les Libériades ont lu pour vous

---
Retrouvez les coups de coeur et les analyses "Rentrée Littéraire 2010" de Ma dans son blog "La Page Déchirée"
  • L'Enquête de Philippe Claudel (Stock)
  • Cronos de Linda Lê (Christian Bourgois)
  • Un coeur régulier d'Olivier Adam (Ed. de l'Olivier)
  • L'amour est une île de Claudie Gallay (Actes Sud)
  • De lait et de miel de Jean Mattern (Sabine Wespieser)
  • Rosa Candica d'Audur Ava Olafsdottir (Zulma)

---

Retrouvez les coups de coeur et les analyses "Rentrée Littéraire 2010" de Moka dans ce blog

  • Une forme de vie d'Amélie Nothomb (Albin Michel)
  • L'Indésirable de Sarah Waters (Denoël)
  • La mémoire assassine de Simone Van der Vlugt (Presses de la Cité)
  • Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard (Actes Sud)
  • L'insomnie des étoiles de Marc Dugain (Gallimard)

---

Retrouvez le coup de coeur et l'analyse "Rentrée Littéraire 2010 - Littérature Jeunesse" de Moka dans son blog "Cappuccino chez Lou Guitar"

  • Des souris et des mômes de Juliette Nothomb (Albin Michel Jeunesse)

---

CLIN D'OEIL

---
Une heure de lecture
est le souverain remède
contre les dégouts de la vie.
Montesquieu
---

NAGASAKI, d'Eric Faye (Stock)

---
"Clandestine depuis un an. Il s'étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu'une inconnue déambulait chez lui en son absence."
---
Un simple fait divers dans un quotidien du matin à Nagasaki.
Tout commence par des disparitions, en effet, des déplacements d'objets.
Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. C'est un homme ordinaire, qui rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n'a pas d'odeur, sauf celle de l'ordre et de la mesure.
Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Dans ce monde contre lequel l'imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s'est produit.
Devant l'écran de son ordinateur et grâce à sa caméra, Shimura-san finit par apercevoir l'intruse. Il y a bien quelqu'un chez lui. Il a vu son profil. Il l'observe. Il attend d'être sûr. Est-ce une hallucination, un fantôme de ses échecs sentimentaux passés, une amante amère et revancharde ? Il finit par appeler la police. L'invitée est embarquée et mise en cellule.
On apprendra par les agents en charge de l'enquête et lors du jugement que cette femme à peine plus âgée que son hôte avait trouvé refuge chez lui au cours de son errance. Il partait sans fermer à clé, seule concession à sa maîtrise. On lira qu'elle aimait sentir sur sa peau le rai de lumière qui traversait la pièce l'après-midi et l'odeur des draps propres dans l'armoire qui lui servait de chambre.
Tel un animal, cette femme sans passé sentait la menace, détectait le bruit des pas et bondissait se cacher, à l'abri du danger. Elle ne voulait rien de plus qu'être là, sans déranger. Elle aussi était seule.
On apprendra bien d'autres choses encore ; sur la mémoire des lieux et la mémoire tout court, dans une lettre finale que la "clandestine" adressera au maître des lieux, désertés. (cf l'éditeur)
---

OURAGAN, de Laurent Gaudé (Actes Sud)

---
Au coeur de la tempête qui dévaste la Nouvelle-Orléans, dans un saisissant décor d'apocalypse, quelques personnages affrontent la fureur des éléments, mais aussi leur propre nuit intérieure. Un saisissant choral romanesque qui résonne comme le cri de la ville abandonnée à son sort, la plainte des sacrifiés, le chant des rescapés. (cf l'éditeur)
---
Voir auss l'analyse de Ma dans son blog "La page déchirée"
---

RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2010 - Nous en avons parlé...

---
  • Ouragan de Laurent Gaudé (Actes Sud)
  • Nagasaki d'Eric Faye (Stock)

---

CLIN D'OEIL

---
L'automne est le printemps de l'hiver.
Toulouse-Lautrec
---

RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2010

Nouveau lieu pour cette "Rentrée Littéraire Automne 2010" : le Garden Ice Café où l'accueil qui nous a été réservé fut excellent.
Confortablement installés dans nos fauteuils en rotin, nous avons échangé nos lectures et nos points de vue sur cette Rentrée Littéraire.
701 titres parus dont 500 français, plus 1500 bandes dessinées.
De l'avis général, si cette Rentrée Littéraire beaucoup trop grave et sombre ne nous a pas (encore) incités à la lecture, elle nous a toutefois menés vers la réflexion et quelques débats particulièrement passionnants.
La noirceur des thèmes et des textes reflète bien évidemment la situation sociale, économique, culturelle... de nos sociétés. Des films comme Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois peuvent-ils apporter des réponses ? Son énorme succès n'est en tout cas pas insignifiant...
--ooOoo--